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Le coursier
Parties 1 - 2
Et enfin, Kaitlin Pike, l’ancienne partenaire d’Harm,
osa poser la question qui brûlait les lèvres de tout le monde.
KP D’après ce que j’ai entendu au cours de la journée, vous avez réussi à cacher
que vous êtes ensemble depuis longtemps déjà. Mais depuis combien de temps
exactement vous êtes ensemble ?
Mac J’aurai pensée que cette question aurait été posée bien avant. Mais je
demande plus de précision dans la question. Vous voulez savoir depuis quand nous
sommes en couple, ou à quel moment on a commencé à se fréquenter ?
KP Les deux bien sûr, et s’il n’y avait que moi bien plus encore.
H N’en demande pas trop Kaitlin, je connais le genre de questions que tu te
poses, et il y a ici de jeunes oreilles bien trop innocentes pour qu’on réponde
à toutes tes interrogations.
Hr On se contentera des deux premières informations, pour le reste on imaginera,
ou on demandera plus tard.
L’assistance rigola joyeusement à la dernière intervention d’Harriet.
H En fait, on a commencé notre premier rendez-vous c’était lors de votre mariage
Harriet.
Mac Je dois avouer que sortir mon rendez-vous galant de prison n’était pas prévu
au programme.
H Je voulais t’impressionner, mais ça a été beaucoup plus marquant que prévu.
Mac Malgré tout, on s’est mis en couple un an plus tard.
Hr Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Mac La fraternisation. On voulait être sûr de nos sentiments respectifs avant
d’aller plus loin, et d’en informer l’amiral. Et puis mon divorce n’avait pas
été encore prononcé, Chris … Chris refusait absolument de signer les papiers, et
avait disparu pendant un an dans la nature sans qu’on puisse le retrouver.
KP Et vous voulez nous faire croire que vous n’avez jamais été plus loin que de
simple rendez-vous en un an ?
H Dur à croire mais oui. On n’a jamais été plus loin qu’un baisé d’au revoir, le
soir en se raccompagnant. Du moins jusqu’à ce qu’on informe l’amiral de notre
changement de statut.
Keeter Et bien Mac, si ça ce n’est pas une preuve d’amour. A l’académie, il n’a
jamais attendu plus d’une semaine avec une jeune fille pour la ramenée chez lui.
ST Je confirme.
Keeter Tu es une cause perdue pour la marine, mon pote.
Mac Ah, ah. Marines 1 vs Navy 0.
H Nan, si je me souviens bien de cette soirée, la Navy a gagnée sur la durée.
Mac Tu rigoles j’espère. C’est l’intensité qui compte, et là les Marines ont
gagné.
H Non, je ne suis pas d’accord. Tu ne disais pas ça cette nuit là. Je t’ai
laissé à bout d’arguments ?
Mac Arguments ?... Mes fesses oui. Tu ne manques pas de culot.
H Bien sûr que non, sinon je n’aurai même pas envisagée de te demander en
mariage.
Ch Non, mais vous n’avez pas fini tous les deux. Heureusement que vous ne vous
êtes pas promis de ne jamais vous disputer, parce que c’est peine perdue.
Mac Mais monsieur…
Ch Il n’y a pas de mais monsieur, les musiciens vous font signe depuis quelques
minutes qu’ils sont près. Alors vous allez danser, et c’est un ordre.
Mac, H A vos ordres.
Et sous les sourires goguenards des invités, ils s’avancèrent sur la piste de
dance, main dans la main. Dès les premiers accords, ils se perdirent dans les
yeux de l’autre. Ils ne remarquèrent pas que plusieurs morceaux étaient passés
et que de nombreux couples les avaient rejoints, jusqu’à ce que l’amiral les
rejoigne et demande la permission de danser avec la jeune mariée.
Ch Alors Mac, êtes vous heureuse ?
Mac Oui amiral, très. Ça valait le coup de se battre pour continuer à travailler
et à vivre ensemble. Je ne saurai jamais assez vous remercier monsieur.
Ch Vous savez, c’est plutôt moi qui devrait vous remercier, depuis que vous êtes
ensemble, vous n’avez jamais été aussi bon au travail. Et même si vous êtes juge
maintenant, je compte vous faire revenir travailler en tant qu’avocate pour des
cas délicats.
Mac J’en serai très heureuse. Le travail de juge me plaît, mais il est vrai que
les enquêtes de terrain et mes querelles avec Harm dans un tribunal me manquent
un peu.
Ch Le SECNAV m’a chargé de s’excuser pour son absence aujourd’hui, mais votre
invitation l’a beaucoup touché.
Mac Je pense qu’on lui devait au moins ça, pour avoir fermé les yeux sur notre
cas. S’il l’avait voulu, il aurait pu nous faire traduire devant une cours
martiale.
Ch Comme je viens de le dire, il va de notre intérêt de vous rendre heureux tout
les deux, vous êtes plus productifs, et efficaces. Et puis on doit bien avouer
qu’une partie du temps que vous avez attendu était un test pour juger de votre
impartialité à tout les deux. Si votre relation était venue entraver votre
travail, je peux vous assure que ça ne se serait passé aussi bien.
Mac C’est pour ça que vous n’avez rien dit, à propos de nos petits écarts de
conduites ?
Ch Oui, parce que dans l’ensemble, vous avez été un modèle de discrétion, et ce
n’est pas gagné quand on s’aime réellement.
La danse prit fin, et elle se retrouva dans les bras de Keeter, puis de Sturgis
et enfin de Franck avant de reprendre sa place dans les bras de Harm. La nuit
commençait à tomber, et déjà des invités partaient. Seuls les amis très proches
étaient logés sur place, les autres soit avaient pris des chambres à proximité,
soit rentraient à Washington.
Discrètement, Harm et Sarah s’éloignèrent vers la maison pour partager leur
première nuit en tant que couple marié. Le lendemain, ils partaient pour deux
semaines dans le sud de l’Italie pour leur voyage de noce, et rentreraient
directement dans leur maison, dont ils avaient finis l’aménagement quelques
jours plus tôt.
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Quelques mois plus tard, JAG
L’amiral Chegwidden demanda au personnel de se rassembler, il avait une annonce
à faire. Une délégation d’avocats militaires australiens allait venir pour un
échange, à la fin du mois, afin d’améliorer les relations entre ces deux pays.
Ch Encore une chose, le SECNAV a décidé de promouvoir l’armée, et la coopération
entre les différents corps à l’aide de spots télévisés. Donc, comme notre
service est représentatif de cette coopération, nous recevrons une équipe de
tournage d’ici peu. Mais je ne veux en aucun cas que ça perturbe votre travail.
De plus, vous n’êtes pas dans l’obligation de répondre à leurs questions, ni de
vous laisser filmer si cela vous dérange.
Ch Ce sera tout, retournez travailler maintenant.
Deux jours plus tard, une jeune femme blonde arrive dans les bureaux du JAG.
Très courtement vêtue, et perchée sur de hauts talons, elle exige de voir
l’amiral. Les militaires présents la regarde traversée la salle d’un pas
conquérant et hautain, puis se remettent au travail.
Ch Madame Peterson, je ne vous attendais pas avant deux jours. Que puis-je pour
vous ?
RP C’est mademoiselle en réalité. Mais appelez-moi Renée s’il vous plaît. En
fait, je suis venue en éclaireur pour me faire une idée de quoi filmer, et
rencontrer votre personnel, afin de savoir comment ce passe le travail dans
votre service.
Ch Bien madame Peterson, mais il vous faut savoir que nous sommes actuellement
débordés de travail, et les officiers présents ici ne pourront peut être pas
répondre à vos questions.
RP Je me ferai la plus discrète possible afin de ne pas les déranger. De plus,
je cherche aussi à m’imprégner de l’atmosphère qui règne ici quand tout le monde
travail. Je voudrai également savoir si je peux entrer dans les salles de
tribunal.
Ch Il vous faudra avoir l’autorisation du juge, ainsi que de toutes les parties
présentes avant. Certains dossiers sont hautement confidentiels, et nous
n’aimerions pas que des éléments classés soient divulgués par mégarde.
RP Je comprends tout à fait amiral. Une dernière chose, pourriez vous m’adressez
à l’un de vos officiers pour que je puisse commencer quelque part ?
Ch Le Commander Rabb est mon officier le plus gradé à présent, et je pense qu’il
doit avoir fini de plaider maintenant. Demandez au P O Tiner de vous accompagnez
à son bureau.
Le soir même, dans leur voiture.
H Mais qu’est-ce qui lui a pris, à l’amiral, de m’envoyez cette femme ? Elle n’a
pas arrêté de me poser des questions sur tout et n’importe quoi. Je n’ai pas pu
avancer dans mon travail.
Mac De qu’elle femme tu parles ?
H Renée Peterson, elle est chargée de préparer un spot sur la coopération entre
les différents corps militaires. Et devine sur qui ça tombe ? Sur le JAG.
Mac Et qu’est ce qu’elle est censée faire au juste comme spot ? A part nous
regarder travailler, je ne vois pas ce qu’elle peut faire de bien méchant.
H Attends qu’elle vienne te déranger dans ton travail. Apparemment, elle a
choisi de commencer par les avocats, et ensuite elle viendra chez les juges. En
plus, tu es une marines et une femme.
Mac C’est bien que tu t’en rendes compte.
H Sarah ! Ce que je veux dire, c’est que tu es une tête d’affiche pour son spot.
Et en plus, tu es mariée à un marin, alors question coopération entre corps de
l’armée, tu remplis toutes les cases.
Mac Pas toutes, je ne fait pas partie d’une minorité ethnique. Quoiqu’avec mon
sang, c’est un vrai melting pot dans mes veines.
H Tu rigoles maintenant, mais tu rigoleras moins quand ce sera à ton tour de
passer à la question. Enfin, tu en auras un aperçu demain, elle veut assister au
procès Ruterfort que tu préside. Et tu me croiras ou non, mais j’ai eu
l’impression que je l’intéresse, c’était discret, mais c’était là. En plus, la
présence de mon alliance n’a pas l’air de la dérangée.
Mac Hum, très bien.
Mac, après quelques moments de silence. Ca te dirait qu’on aille danser ce soir.
Ça fait longtemps qu’on ai pas sortit. Ça nous détendrait un peu. Qu’est-ce que
tu en dit ?
H Bonne idée. Il y a un petit restaurant qui vient d’ouvrir pas très loin de la
maison. Des spécialité hispanique, et il y a une piste de danse. On pourrait
faire d’une pierre deux coups.
Mac On mange et on danse le tango. Parfait. Je vois que nous nous comprenons Mr
Rabb.
H Je le crois aussi Mme Rabb.
Le lendemain, salle du tribunal.
La séance était déjà bien entamée quand les portes de la salle s’ouvrirent
laissant passer Renée Peterson et son caméraman. Ils s’approchèrent bruyamment
des avocats pour s’asseoir au premier rang. Le colonel Mackenzie qui présidait
se redressa, et interrompit la séance.
Mac Madame Peterson je présume ? Je vous demande de me suivre dans mon bureau,
ainsi que vous aussi Commanders Rabb et Turner. Nous faisons une suspension
d’audience de 30 minutes.
Dans le bureau de Mac
Mac à Harm Tu ne m’as pas dit hier qu’elle devait venir avec une caméra ?
H Je l’ignorai, je t’assure.
ST Je l’ignorai aussi Mac.
Mac à RP Madame, je ne sais pas où vous pensez être, mais dans ce tribunal, on
ne rend pas une parodie de justice, et vous avez interrompu grossièrement un
procès. De plus, je n’ai reçu aucunes informations sur le fait que vous deviez
filmer. Qu’avez-vous à dire à cela ?
RP, avec un grand sourire en direction de Harm Le charmant capitaine Rabb, hier,
m’a dit que ce procès ne contenait pas d’informations classées, donc je ne
pensai pas que ce soit un problème si je filmai.
Mac à RP Ce dossier ne comprend peut être pas d’éléments jugés comme
confidentiels, mais il n’en demeure pas moins que la décence aurait voulu que
vous demandiez l’autorisation de toutes les personnes présentes dans cette salle
avant de filmer. Alors je vais vous demander de me remettre les bandes.
RP Mais Mademoiselle…
Mac Madame Peterson, je suis colonel du corps des marines de l’armée des USA, et
je tiens à ce que vous respectiez cela. De plus, vous présumez mal, je suis
mariée, au si charmant commander Rabb ici présent.
RP, en perdant son sourire Je m’excuse Colonel, de mon manque de discernement.
Pourrai-je avoir l’autorisation de filmer dans votre tribunal ?
Mac Non Madame, et je continu de vous demander la restitution des bandes. De
plus, je ferai part de votre comportement aux autres juges du bâtiment. Ils
jugeront ou non si vous pourrez avoir accès aux procès qu’ils président. Pour ma
part, vous pouvez assister à la fin de ce procès uniquement, sans caméra ni
aucun moyen d’enregistrement de quelque sorte que ce soit.
Mac à ST Capitaine Turner, veuillez présenter mes excuses à votre client.
Mac à tous Bon la demi-heure est bientôt passée, nous allons reprendre où nous
en étions.
A la sortie du tribunal
RP excessivement proche de Harm Vous ne trouvez pas que la décision du colonel
est injustifiée, après tout je ne faisais que mon travail ?
H en s’éloignant Non, je ne le pense pas. La décence, ainsi que la loi,
voudraient que vous demandiez l’autorisation avant de filmer une personne,
surtout dans une enceinte militaire.
RP Mais hier vous m’avez dit…
H Hier, je vous ai simplement indiqué que le dossier ne présentait pas de pièces
classées, pas que vous aviez l’autorisation de filmer le procès.
RP, avec un grand sourire Sinon comment faites-vous pour plaider devant votre
femme, elle n’a pas l’air commode ?
Mac, qui venait de sortir de la salle du tribunal Nous savons parfaitement faire
la part des choses, Madame Peterson, entre le personnel et le privée. Ce que
vous ne savez apparemment pas faire, murmura t’elle entre ses dents.
Mac, au caméraman Monsieur, je viens récupérer la bande contenant le passage
dans le tribunal. Si vous avez enregistré d’autre chose, je vous demanderai de
me suivre dans la bibliothèque pour la visionner.
Caméraman Très bien, je vous suis. J’avais fait des plans du bâtiment en
arrivant.
Mac, ST Capitaine Turner, et vous aussi capitaine Rabb, il faudrait que vous
veniez avec nous, pour nous assurez du contenu des bandes, si il n’y a pas
préjudice pour les deux parties.
Mac, à RP Vous voyez Madame Peterson, votre manque de civisme nous oblige à plus
de travail, et on en avait déjà plus que nécessaire.
Le lendemain, bureau du commander Rabb. On frappe à la porte.
H Entrez.
RP, avec son grand sourire Bonjour commander. Comment allez-vous ?
H, froid Bien merci Madame Peterson. Pourriez-vous laissez la porte ouverte s’il
vous plaît ? Merci.
RP, gardant malgré tout son sourire Appelez-moi Renée. Je tenais à m’excusez
pour ma bourde d’hier. J’espère que cela ne vous à pas mis dans une situation
inconfortable vis-à-vis de votre femme.
H, avec un petit sourire en coin Rassurez-vous Madame Peterson, comme le colonel
vous l’a déjà dit hier, nous séparons le privée du professionnel, et cela depuis
le début de notre relation.
RP, avec espoir Oui. J’ai entendu dire que deux militaires ne pouvaient avoir de
relations lorsqu’ils étaient dans la même chaine de commandement.
H C’est exact, il s’agit de la fraternisation. Mais comme vous avez pu vous en
rendre compte, le colonel et moi-même ne dépendons pas du même service, ni du
même commandement, donc nous n’avons pas de problèmes de ce genre.
RP Et le fait qu’elle face partie des marines et vous de la navy, ne pose pas de
problème. Ces deux corps de l’armée n’ont pas la réputation de toujours bien
s’entendre.
H Non madame, aucun, sinon nous ne nous serions pas mariés. Mais vous n’êtes pas
là pour parler de mes relations avec mon épouse, n’est-ce pas ?
RP Non, c’est que ça cadre parfaitement avec le sujet du spot que l’on doit
tourner.
H Bien sûr. Avez-vous besoin d’autres renseignements sur notre façon de
travailler dans le service ? Ce n’est pas que je veuille vous chasser de mon
bureau, mais je dois revoir un dossier avant l’arrivé d’un client.
RP Pas de problème. Je vais demander au colonel si elle peut me recevoir.
H Très bien, au revoir.
Bureau du colonel Mackenzie. Mac est au téléphone avec l’amiral lorsqu’elle
entend cogner à sa porte.
Mac Entrez
Mac Bonjour Madame Peterson, veuillez-vous asseoir. Je termine avec cet appel et
je suis à vous.
Mac Oui monsieur. Mais j’ai encore quatre gros procès en route.
Mac Et il m’a demandé expressément ? Très bien, je descends prendre connaissance
du dossier, dès que je fini avec Madame Peterson.
Mac A vos ordres, amiral.
Elle raccroche le téléphone et se tourne vers Renée.
Mac Bien, Madame Peterson, que puis-je pour vous ?
RP Et bien je voulais m’excuser pour mon erreur d’appréciation d’hier, ainsi que
vous posez quelques questions sur les relations entre la marine et les marines.
Mac Bien, après tout vous êtes payez pour cela. Je vous écoute.
La conversation s’amorçât, la journaliste intégrant discrètement des questions
personnelles sur le couple Rabb/Mackenzie. Mais Mac ne se laissa pas pour autant
démonter.
Mac Madame Peterson, je suis juge et avocate. Et je manie très bien la
rhétorique, c’est la base de mon métier. Alors je vais répondre directement à
vos insinuations. Notre couple fonctionne très bien, nous nous sommes mariés il
n’y a que quelques mois. Cela ne pose pas de problème à l’armée, sinon nous
aurions déjà été mutés en Alaska. Et je vous déconseille de vous mettre entre
nous, non pas que vous ayez une chance. Notre position dans l’armée nous amène à
côtoyer énormément de monde, et si on en touchait deux mots aux bonnes
personnes, vous auriez la joie de faire vos spots tv dans le désert du nouveau
Mexique. Ceci n’est pas une menace, mais un conseil. A présent, si vous avez
encore besoin de renseignements sur les relations entre marines et navy, je me
ferai une joie de vous apporter mon point de vue de marines. En dehors de ça,
l’amiral Chegwidden attend après moi.
RP Non, je crois que j’ai tout ce qu’il me faut. Merci.
Mac Au revoir madame Peterson.
Bureau de l’amiral Chegwidden,
Ch J’ai entendu dire colonel que vous aviez du prendre des mesures à l’encontre
de Madame Peterson. Pourquoi ne pas m’en avoir parlé ?
Mac Le problème a été réglé à l’amiable, et j’ai prévenu les autres juges, pour
que cela ne recommence pas. Par contre d’un point de vue personnel, j’ai dû lui
mettre à nouveau les points sur les « i ». Elle cherchait de façon pas très
discrète à prendre la tension de mon couple avec Harm.
Ch Le commander m’en a informé. Pensez-vous que le message est passé ?
Mac Je le pense monsieur, j’ai été très clair dans mon discours.
Ch Bien, venons-en à un autre problème. L’amiral Boon à des problèmes avec un
officier féminin à bord du Seahawk. Le SECNAV tient à ce que vous et Rabb alliez
là-bas et meniez une enquête la plus transparente possible.
Mac Harm ne devrait pas être ici pour prendre connaissance du dossier avec nous
?
Ch Il le connaît déjà. Je l’ai envoyé chez vous faire vos paquetages. Vous
partez tous les deux dès qu’il revient.
Mac Bien Monsieur.
Ch Le commandant du Seahawk sait que vous êtes mariés, mais je tiens à ce que
vous ne partagiez pas les mêmes quartiers. Si vous deviez aller jusqu’au
tribunal à bord, cela pourrait mener le personnel à confusion. Et il s’agit
aussi d’une question de respect envers le personnel de bord.
Mac Je comprends tout à fait Monsieur. Est-ce qu’il me reste assez de temps pour
informer mes collègues de mon départ ?
Des coups à la porte de firent entendre
Ch Entrez commander. Et ceci répond à votre question colonel. Je me chargerai
d’expliquer la situation à vos collègues qui se chargeront soit de reprendre vos
dossiers, soit de les reporter. Bien. Bon voyage tous les deux, et régler moi
tout ça en douceur.
Mac, H A vos ordres.
Cinq jours plus tard, ils étaient de retour dans le bureau de l’amiral pour
faire leur rapport.
H Voilà Monsieur, si le Lieutenant Wirgues a accusé l’amiral de sexisme, c’est
uniquement pour cacher ses lacunes personnelles. Malheureusement, elle a, malgré
nos recommandations, pris le pont d’envol, grâce à des appuis politiques. Et au
moment de l’appontage de retour, elle s’est crashée. Son RIO a pu s’éjecter
juste à temps, et à été repêchée sans problème. Mais le Lieutenant est décédée.
Ch Bien, quelque chose à ajouter Colonel.
Mac Oui, est-ce que j’ai été envoyé là-bas parce que j’étais une femme avant
tout ?
Ch Pas avant tout, mais en partie Colonel. Mais si j’ai accepté de vous envoyer
là-bas, c’est que vous êtes la meilleure et que votre statut de femme ne vous
empêche pas de faire votre travail. Je savais que vous ne vous laisseriez pas
influencer par la politique.
Mac Merci Monsieur, je suis rassurée. Je n’aime pas être l’instrument de la
politique. Entrer dans l’armée, c’est avant tout être un soldat avant d’être un
homme ou une femme.
Ch Je suis d’accord avec vous, mais allez faire comprendre ça à des politiciens
qui n’ont jamais approchez un combat de plus près que de leur écran de
télévision.
Ch Oh Commander, avant de partir, je vous rappelle que demain, les australiens
débarquent, et je vous veux à l’heure.
Mac J’y veillerai monsieur.
Ch, avec un sourire Et pendant votre absence, le spot a été tourné avec des
figurants, dans une salle vide. Vous voilà débarrassés de Madame Peterson. A
présent rompez.
Mac, H A vos ordres.
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Maison des Rabb, chambre conjugale. Mac masse délicatement les épaules de Harm
H Ca m’énerve. Tu ne peux pas savoir comme ce type me tape sur les nerfs. Ça
fait seulement deux jours qu’il est là, et je rêve déjà de son retour au pays
des kangourous.
Mac Harm, calme toi ou ce que je fais n’aura aucun effet.
H J’essaie, j’essaie, mais il est si arrogant. Il croit savoir tout mieux que
tout le monde.
Mac Ca me rappelle vaguement un jeune pilote reconvertit en avocat.
H Ah, tu crois ? Mais moi je suis plus beau.
Mac Sans aucun doute.
H Et puis, je n’aime pas sa façon de te regarder.
Mac Alors c’est juste ça. Tu me fais une petite crise de jalousie. Tu a peur que
je m’amourache d’un matelot australien.
H, avec une moue de petit garçon Mais non, pas du tout.
Mac Tu n’a pas d’inquiétude à avoir. Il lui manque les ailes dorées, et le
sourire Top Gun pour que je le regarde seulement.
H Ah, t’avoue enfin que le pouvoir de l’uniforme blanc et des ailes dorées a
fonctionné sur toi.
Mac Tu m’exaspère. Et sache que je te préfère avec l’uniforme noir, ça fait
ressortir tes yeux. Et puis comme ça, j’en profite plus souvent que l’uniforme
blanc.
H Et tu sais comment je te préfère ?
Mac J’en ai une vague idée
H Je te préfère avec une de mes chemises sur le dos, et rien d’autre dessous.
Mac Et je suppose que tu va vouloir m’aider à me déshabiller.
H Bien sûr, je suis un mari prévenant…
Plus tard dans la soirée
Mac J’ai une idée. Et si on organisait un repas à la maison, tu pourrais inviter
les australiens, et on verrait si Brumby est si arrogant que ça. Et puis on n’a
encore invité personne ici, c’est l’occasion.
H Je ne peux pas perdre l’invitation de Bamby ?
Mac Dis-toi qu’il verra de ses propres yeux que je suis ta femme dans tous les
sens du terme.
H Pas bête. C’est d’accord. Et puis on pourra admirer la nouvelle trouvaille de
Sturgis. Il m’a dit qu’elle était chanteuse.
Mac Oui, Harriet m’en a parlée quand on a été faire les magasins le week-end
dernier.
H D’ailleurs tu ne m’as pas montré ce que tu avais achetés à ce moment là.
Mac Insatiable, hein ? Attends, je le mets et je reviens.
Deux jours plus tard, salle de tribunal. Le commander Brumby et Harm se
disputent à propos du jugement que vient de rendre Mac.
Mac Cela suffit maintenant messieurs. Commander Brumby, si vous n’êtes pas
satisfait de mon jugement, vous n’avez qu’à faire appel. De plus, je vous veux
tous les deux devant mon bureau dans cinq minutes. Et pas de retard, messieurs.
Devant le bureau de Mac, cinq minutes plus tard.
Mac Entrez Messieurs.
Mac Je vais commencez par vous commander Brumby. Je n’aime pas que vous lanciez
des insinuations sur ma partialité, parce que le verdict et le jugement ne vous
conviennent pas. Je ne sais pas comment cela ce passe en Australie, mais ici, on
a un recours juridique dans ce cas, et c’est de faire appel.
Br Bien Madame.
Mac Autre chose, je n’aime pas la façon cavalière que vous avez de vous adressez
à moi en dehors du tribunal. Et vos attentions envers moi me gênent plus
qu’elles ne me touchent. Je suis mariée et heureuse en ménage, me suis-je bien
fait comprendre.
Br Oui Madame.
Mac Commander Rabb, que ce passe t’il ? Vous ne m’avez pas habitué à ce genre de
non professionnalisme.
H, gêné, glissant un regard vers Brumby Euh, je suis désolé Madame. Un élément
de ma vie privée est venu altérer mon jugement. Et les propos du commander m’ont
fait sortir de mes gonds.
Mac Brumby, j’en ai fini avec vous, vous pouvez vous retirer, et demandez à mon
aide de camp de venir s’il vous plaît. Commander Rabb, désirez-vous en parler
avec moi ?
Une fois la porte fermée et l’aide de camps présent.
Mac, à l’aide de camps P O, vous êtes ici parce que le commander Rabb ici
présent plaide devant moi au tribunal. Mais nous devons discuter d’éléments
privés. Vous êtes ici pour certifié qu’aucun élément en rapport avec la cours
martial ne sera évoqué. Le sujet de cette conversation ne sera rapporté que si
un juge ou encore l’amiral Chegwidden vous le demande.
Aide de camp Bien Madame.
Mac Bien, qu’est-ce qui se passe Harm ?
H Excuse moi Sarah, le fait que Brumby accuse un père mort au combat des fautes
de son fils, m’a fait mal. Ce n’est pas parce qu’un fils vit sans son père qu’il
va forcément mal tourner.
Mac Je sais mon cœur. Mais il y a autre chose, n’est-ce pas ?
H, gêné de la présence du quartier maitre Oui, enfin non, tu viens juste de
régler le problème. Je suis juste jaloux et en colère contre Brumby.
Mac Tu veux remettre le dîner à plus tard ?
H Non, au contraire, je crois qu’il faut en finir avec lui. Il comprendra
définitivement comme ça.
Samedi soir, deux semaines plus tard.
Alors que Sarah est sous la douche, Harm met la dernière touche au repas,
lorsqu’on frappe à la porte d’entrée.
H Bienvenus messieurs, Brumby. Entrez, entrez. Vous êtes les premiers. En criant
en direction des escaliers Sarah, dépêche toi les invités commence à arriver.
Mac Et donc tu préfères que je descende en sous-vêtement plutôt que de te
débrouiller un peu sans moi.
Des rires accueillirent ses propos. Rires qui stoppèrent quand elle fît son
apparition en haut des escaliers.
Br Colonel ?
Mac Bonsoir commander. Elle se tourne vers les autres invités- Messieurs,
bienvenu. Je crois que seul le capitaine Brumby me connaît. Je suis le colonel
Sarah Mackenzie Rabb, juge au JAG. Mais appelez-moi Mac.
Les présentations continues, alors que le reste des invités arrivent
progressivement. Le dîner se passe dans la bonne humeur, bien que Brumby ne se
remette pas de sa découverte.
Mac Mic, un problème, vous ne parlez pas beaucoup ?
Br Non, c’est juste que je ne m’attendais pas à ce que vous soyez mariée au
commander Rabb.
Mac Pourtant je ne cache pas mon alliance, ni Harm la sienne. Dois-je comprendre
que je vous intéressais vraiment?
Br J’en ai bien peur. Mais tant pis, je suis arrivé trop tard.
Mac, éclatant de rire Pour cela, il aurait fallut que je ne connaisse pas du
tout Harm, parce que ça fait des années que je suis éperdument amoureuse de lui,
et lui de moi. Voyez-vous, même si ça fait moins d’un an que nous sommes mariés,
nous sommes ensemble depuis bien longtemps déjà. Et depuis que je le connais,
aucun homme n’a eu la moindre chance. Désolé.
A ce moment, Harm, qui était dans la cuisine pour préparer les desserts, appela
à l’aide.
H Sarah, tu peux venir s’il te plaît, je n’arrive pas à retrouver la pelle à
tarte.
Mac C’est toi qui cuisine, pas moi, tu devrais savoir ça mieux que moi.
J’arrive. Aux invités- Veuillez m’excuser.
Dans la cuisine
Mac Alors Flyboy, besoin d’aide.
H En fait, j’ai retrouvé la pelle, mais je veux bien que tu m’aides à dresser
les assiettes.
Dans la salle à manger, les discussions continues lorsqu’on entend un cri
d’homme, suivi d’un rire de femme.
H Non, repose ça tout de suite. Sarah, je te préviens que si tu fais ça tu va le
regretter. Dernière sommation Madame Rabb. Très bien, tu l’auras voulu.
Un bruit de chute, puis des rires, et des petits cris. Harriet se décide à aller
voir, et éclate de rire. L’ensemble des invités se rassemblent devant la porte
de la cuisine.
Sur la table sont alignées une dizaine d’assiettes remplies de tarte aux pommes,
sur certaines un peu de crème glacée et de chantilly. Et au pied de la table,
Sarah est allongée par terre, Harm sûr elle, la chatouillant. Ils sont couverts
de chantilly, et pleurent de rire.
Et c’est l’amiral qui les ramène à la réalité. Et en quelques secondes, ils se
retrouvèrent au garde-à-vous devant leur supérieur.
L’assistance ne peut garder son sérieux plus longtemps, et dans un joyeux
brouhaha, les desserts sont distribués alors que le jeune couple est partit se
changer rapidement.
Au moment du départ, Mac arrête l’amiral et l’attire vers la cuisine.
Mac Monsieur, j’aurai besoin de votre aide lundi matin.
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Lundi matin, JAG.
Harm se dirige vers son bureau lorsqu’il est retenu par l’amiral, lui demandant
des nouvelles d’un procès en cours. A ce moment un coursier se dirige vers lui.
Coursier Harmon Rabb Jr ?
H Oui ?
Coursier J’ai un colis à vous remettre. Si vous pouvez signer ici s’il vous
plaît.
Au même moment, Mac entrait dans la salle le plus discrètement possible.
Chegwidden Allez commander, ouvrez ce colis, c’est peut être important.
H A vos ordres.
Il ouvre le paquet et il découvre un paquet emballé et une carte. Il commence
par lire cette dernière qui le laisse perplexe. L’amiral voyant sa réaction lit
à haute voix le message :
« Toi aussi tu as oublié quelque chose chez moi ! »
Ch Je pense que vous devez ouvrir le paquet capitaine pour voir de quoi il
retourne.
Harm ouvrit le deuxième paquet et en sortit… un boxer blanc décoré de petites
cigognes.
Le silence se fit dans la salle laissant le commander réfléchir, jusqu’à ce
qu’un petit cri le sortit de sa torpeur.
Hr Madame ? C’est bien ce que je crois ?
Mac ne put qu’acquiescer alors qu’elle captait le regard de son mari. Celui-ci
traversa la salle à grandes enjambées et s’arrêta net devant la jeune femme.
H Sarah ? Est-ce que ce ne serait pas un bébé que j’aurai oublié chez toi par
hasard ?
Mac acquiesça de nouveau, et sauta dans les bras de Harm pour l’embrasser de
joie.
Après de nombreuses félicitations, les futurs parents se retranchèrent dans le
bureau de Harm.
H Un bébé ! C’est fantastique. Depuis quand ?
Mac Tu te souviens de notre discussion sur les vêtements ? Et à quel point nous
les avons enlevés cette nuit là ?
H Tout à fait, je me rappelle très bien. Donc trois semaines. C’est fantastique.
Mac Ca tombe bien qu’on aille à La Jolla ce weekend, on va pouvoir prévenir tes
parents. Et puis il faut appeler Chloé et Grams.
H Eh doucement, on n’y est pas encore. On appellera ce soir, mais là tout de
suite, je veux t’embrasser.
Mac Mais qui t’en empêche.
H Pas toi apparemment.
Ils s’embrassaient encore lorsque l’amiral s’invita dans le bureau.
Ch Dites donc vous deux, vous fêterez ça chez vous ce soir.
Mac Je vais vous laisser, j’ai un procès qui commence dans 16 minutes 45
secondes.
Les deux hommes la regardent sortir, puis l’amiral se retourne vers Harm et
éclate de rire.
Ch Commander, ce rouge à lèvre ne vous va pas au teint, vous devriez l’enlever.
Samedi matin, La Jolla, Californie.
Harm se lève, enfile son boxer et descend dans la cuisine prendre un verre
d’eau. Ils sont arrivés très tard hier soir, après avoir récupérer Chloé et
Grams, et la maison dort encore.
Tr Harm, je sais que tu es bel homme, c’est moi qui t’ai faites. Mais tu
pourrais te couvrir un peu tout de même, tu n’es pas tout seul.
H Désolé maman.
Tr Et puis, depuis quand tu porte des boxer bariolés ?
H Depuis que Sarah me les offrent.
Tr Elle a de drôle de goût tout de même, c’est quoi, des cigognes ?
H Oui.
Après quelques secondes, Trish pousse un petit cri.
Tr Sarah, elle est… ?
C’est le moment que choisit Sarah pour entrer dans la pièce, encore endormi.
Trish la prend dans ses bras, ce qui la réveille complètement. Elle regarde
alors Harm, et comprend.
Mac Tu ne pouvais pas m’attendre avant de l’annoncer.
H C’est de ta faute, j’ai pris le premier boxer que j’ai trouvé dans le sac.
Mac Et celui d’hier ?
H Je ne sais pas où tu l’as lancé. Et je ne voulais pas te réveiller, en
allumant pour le chercher.
Tr Stop tout les deux, je ne veux pas en savoir plus. Mais félicitations tous
les deux. J’en rêve depuis que je sais que vous êtes ensemble.
Grams arriva à cet instant.
G Bonjours tout le monde. Mais pourquoi des félicitations dès le matin ? Oh
Harm, même si tu a chaud, tu pourrais te mettre quelque chose sur les fesses.
H Mais j’ai quelque chose sur les fesses. Un magnifique boxer.
G Oui, très jolies les cigognes…. Des cigognes ?
Mac Oui Grams des cigognes.
G Oh mes enfants, venez là que je vous embrasse. Ça me fait tellement plaisir
pour vous. Et à l’église, les filles vont être vertes de jalousie.
Tous les quatre éclatèrent de rire.
Mac S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir Grams.
Attirés par le bruit, Chloé et Franck émergèrent enfin.
C Dites, c’est quoi tout ce bruit. Je suis une adolescente en pleine croissance
moi. J’ai besoin de sommeil.
Tr, à F Et toi c’est quoi ton excuse pour dormir autant ?
F Moi ? Mon signe chinois c’est la marmotte ?
C Harm, il est où le pyjama que je t’ai offert pour quand je viens chez vous ?
H A Washington pourquoi ?
C Demain tu pourrais mettre un t-shirt avec ton caleçon, aussi mignon soit-il,
s’il te plaît ?
F C’est vrai qu’il est mignon, c’est quoi dessus, des oiseaux ?
Mac Oui, des cigognes.
Les quatre réveillés attendirent avec impatience le déclic. Mais ce ne fût pas
avant la première gorgée de café que Chloé s’exclama
C Ce n’est pas vrai ? Vrai de vrai ? Ce n’est pas une blague ?
Tr Non, ce n’est pas une blague.
F Il y a un message caché derrière les cig…. Un bébé… au nom de dieu… un bébé.
Mac à Tr Je crois qu’il est content.
F Oui, il est très content, il va être… Je vais être grand-père. Je suis
affreusement content.
Après le petit déjeuner, la conversation repris.
C Alors depuis quand vous savez ?
Mac Harm le sait depuis lundi, et moi samedi dernier. Je suis maintenant
enceinte de quatre semaines.
H On a préféré attendre que tout le monde soit là pour l’annoncer, même si on
n’avait pas prévu de le faire de cette façon.
F Et pourquoi sur un boxer ?
H Le boxer, c’est comme ça que Sarah me l’a annoncé, de la même manière que je
l’avais demandé en mariage, par coursier.
Mac Le meilleur, c’est que je me suis arrangée pour qu’il ouvre le paquet devant
tout le monde, comme moi j’ai ouvert le mien et que mon string est tombé par
terre.
H Harriet a même compris le message avant moi. En tout cas ça a été un des
moments les plus heureux de ma vie.
Tr Attend de le prendre dans tes bras avant de dire ça.
H Tu ne peux pas savoir comme j’ai hâte.
G Sinon Sarah, pas trop de nausées pour le moment ?
Mac Rien du tout, je ne m’en serai pas aperçu si je n’avais pas remarqué que je
n’avais pas eu besoin de racheter de tampons. J’espère que ça va rester comme
ça, vomir n’est pas la première idée qu’on associe à la grossesse.
G En fait ça dépend de beaucoup de chose, je pense. Pour Harmon Sr, je n’ai eu
des nausées qu’en présence de certaines odeurs, alors que Trish pour Harm
vomissait tout ce qu’elle mangeait.
Mac, à H A peine conçu tu embêtais ton monde avec la nourriture.
Tr Je te le fais pas dire, je n’ai jamais été aussi mal après ça. La gastro… de
la gnognote après les nausées matinales. Et ils appellent ça des nausées
matinales, tu parles pour moi c’était matin, midi et soir.
Mac Tu ne me rassures pas Trish. Si ce bébé est un tant soit peu comme son père,
je n’ai pas fini d’en souper. Et à coup sûr il prendra tout son temps pour venir
au monde.
H, avec une moue de petit garçon Mais je ne suis pas si difficile que ça.
F Mon garçon, tu ferais mieux d’apprendre à garder tout tes commentaires pour
toi à partir de maintenant. Parce que si j’ai appris quelque chose d’avoir six
sœurs plus jeunes que moi, c’est de ne pas contrarier une femme, et encore moins
lorsqu’elle est enceinte. J’ai vu mon père et mes beaux-frères en bavés dès
qu’ils ouvraient la bouche. Alors commence dès maintenant à entraîner ton
instinct de survie.
Tr Franck, Harm….dehors ou vous allez vraiment avoir besoin de votre instinct de
survie.
F Tu vois, sortons un peu.
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Un peu plus de huit mois plus tard, un lundi, dans le bureau de Mac.
Mac Dites moi Messieurs, vous compter faire durer ce procès encore longtemps,
ils vous restent combien de témoins à appeler à la barre chacun ?
Bud Plus que trois pour moi.
ST Et deux pour moi. Désolé Mac. Avec tous ces reports d’audiences, on a pris
beaucoup de retard, et vous êtes obligés de venir ici alors que vous êtes proche
du terme.
Mac Bah, tant que bébé ne veut pas sortir en pleine séance…c’est la seule chose
que j’exige de lui pour le moment.
Bud Ce ne serai que le deuxième à naitre au JAG.
ST Parce qu’il y en a déjà eu un ?
Bud Oui, il y a trois ans, AJ Jr est né dans le bureau de l’amiral.
Mac Je préférerai éviter de vérifier que l’amiral n’a pas perdu la main. Bon, on
se voit demain, je vois mon chauffeur arriver.
Harm arrive près du petit groupe, embrasse sa femme et salue ses deux amis.
H Alors ce procès ?
ST Il ne reste plus que cinq témoins et les conclusions. Si on tient le rythme,
à la fin de la semaine on libère ta femme.
H à Mac Et tu crois que ça va aller d’ici là ?
Mac Si on ne m’empêche pas d’aller aux toilettes régulièrement, et qu’on me
laisse le temps de traverser les couloirs à mon rythme, ça devrait aller. Et
puis je n’ai que ce procès à m’occuper, c’est déjà ça.
Le jeudi, alors que Sturgis s’apprête à débuter ses conclusions.
Mac Excusez-moi Capitaine, mais avant que vous débutiez, je souhaiterai faire
une pause de quelques minutes.
ST Un problème avec le bébé Madame ?
Mac Non, non, ne vous inquiétez pas, je dois juste aller aux toilettes.
Quelques minutes plus tard.
Mac Veuillez reprendre capitaine.
ST Bien Madame.
Le vendredi, lecture du verdict des jurés.
Le président des jurés L’accusés est déclaré coupable à tous les chefs
d’inculpations.
Mac Très bien, merci. A ce moment là, elle grimace de douleur. Puisque tout le
monde est là, je vais rendre mon jugement immédiatement. Avant cela, sergent
artilleur Bastow, je souhaiterai que vous appeliez Bethesda et leur disiez que
je suis en travail. Qu’ils m’envoient une ambulance. Et prévenez mon mari, il
doit plaider en ce moment, merci.
Bud Vous êtes sûrs de vouloir continuez Madame.
Mac Oui, il me faudra plusieurs heures pour que j’accouche, et seulement
quelques minutes pour rendre mon verdict, ça va allez.
ST Très bien Madame.
Mac Bon, l’accusation a-t-elle une proposition?
Salle 202. L’huissier pousse les portes précipitamment, et se dirige directement
vers Harm.
Harm, au juge. Monsieur, je demande une suspension d’audience s’il vous plaît.
Juge Pour qu’elle raison ?
H Le sergent artilleur vient de m’informer que ma femme est sur le point
d’accoucher.
Juge Très bien, je suspends la séance jusqu’à nouvel ordre. Félicitation
capitaine, et passer mes encouragements au colonel.
H Je n’y manquerai pas. Merci.
Il se tourne vers le marine.
H Où est-elle ?
Sergent Artilleur Bastow Son aide de camp l’emmène dans son bureau, et
l’ambulance est en route.
H, en lui tendant ses clés de voiture Pourriez vous aller chercher le sac de
voyage dans la voiture? Il contient les affaires de Sarah. Je crois qu’elle
avait raison d’être prévoyante.
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Epilogue : Trois ans plus tard, réveillons de noël chez les Roberts.
Une petite fille joue avec quelques jouets au pied du sapin, alors que les
nombreux adultes discutent entre eux. Avisant des feutres sur la table basse du
salon, elle s’en empare et s’assied à l’écart des adultes. La petite fille
soulève alors sa robe, et commence à dessiner sur sa peau.
Un petit garçon, de quelques années son aîné, s’approche alors d’elle et lui
demande :
AJ JR Dis Maylin, qu’est ce que tu fais ?
Ma Je me fais des dessins de peaux comme papa et maman.
AJ trouvant le jeu de son amie très amusant prend des feutres et commence lui
aussi à dessiner sur son corps.
Harriet qui passe par là écoute la discussion des deux enfants et s’éloigne en
rigolant.
De retour avec les adultes, elle éclate de rire lorsque qu’elle aperçoit le
colonel et le captain Rabb dansant un tango, cuisse contre cuisse. Ne comprenant
pas son hilarité, les convives se retournent vers elle.
Mac Harriet, que ce passe t’il ?
Ha Rien Mac, je viens juste de découvrir votre secret pour danser aussi bien le
tango.
Mac Pardon ?
Ha Maylin et AJ sont à côtés en train de se faire des tatouages comme le votre
et celui du captain.
Voyant où leur amie voulait en venir, le couple Rabb rougirent jusqu’au
oreilles.
Ha Si j’avais su Bud et Moi nous nous serions fait tatouer aussi l’intérieur de
la cuisse il y a longtemps.
Le couple rougissait de plus en plus, sous les rires de leurs collègues et amis.
Mac Harriet s’il vous plaît, n’allez pas plus loin.
St Oh, je crois deviner. En tout cas ça explique celui d’Harm : Red Hot Ridding
Hood.
Harm Comment tu sais ça, je te l’ai jamais montré.
St Dois je te rappeler le nombre de fois où je t’ai battu au basket ball… et
puis ça explique que tu a enregistrer son numéro de portable sous le surnom de
Wolfy.
Harm Tu aurais mieux fait de te taire Sturgis, un conseil maintenant : cours,
aussi vite que tu peux, parce que si on te rattrape, on ne va certainement pas
te faire danser le tango.
Sur ceux, Harm et Mac s’élancent en direction de leur ami, qui prend déjà la
poudre d’escampette sous les rires de l’assemblée.
FIN
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